Les parents de maman : Jeanne
(née Roy) et Albert Van Waerebeke
Les parents d'Albert et de Minou : Andréa (Gié) et Léon Van Waerebeke
Hélas pour nous, les parents de notre grand-père, Léon et Andréa, sont décédés quand il était petit, et tata Minou ne gardait que peu de souvenirs de sa famille VW, oncles et tantes, restés dans le secteur de Roubaix. J'en parlerai un autre jour, mais il semble qu'il y ait eu brouille, à cause d'un partage d'héritage, un café.
Bref, nous nous retrouvons avec des ancêtres belges, arrivés en France à la fin du XIXè, anciens tisserands de la région de Gand (Gent) qui deviennent... marchands de charbon et maraîchers à leur arrivée à Roubaix. Sans doute une faillite.
J'ai passé plus de dix ans à enquêter et j'ai bien débroussaillé les choses. Nous allons donc nous la jouer "Grandeur et décadence d'une famille de riches bourgeois flamands" ...
Et pour commencer, l'une de nos figures de gloire, qu'on peut admirer dans un grand musée de Londres :
Epouse du peintre flamand Paul de Vos (1591-1678), ami et disciple du fameux peintre Van Dick (auteur de ces trois portraits, dont celui ci-dessous qui est au Louvre).
Anecdote : Dans un ouvrage consacré à Van Dick, on apprend que Rubens devait une énorme somme à notre ancêtre et ne la lui a jamais remboursée : dommage, il y a prescription, sinon on pourrait s'adresser aux ayants droits hi hi hi !

Or, dans la Genealogia principum Brabantie ('Généalogie des Princes de Brabant'), rédigée peu après la mort du duc Godefroi Ier, en 1139, à Affligem, dans le but de sauvegarder le titre de duc de la dynastie brabançonne, on rattache les ducs de Brabant à la glorieuse lignée des Carolingiens !!!
Nous avons donc du sang bleu très dilué, mais remontant à Charlemagne ! hé hé hé !

Jan Ier (1267-1294)
Devenu duc de Brabant, Jean (Jan) Ier acquiert une réputation flatteuse, notamment grâce à une généalogie qui paraît peu de temps après son accession au pouvoir et qui souligne une nouvelle fois les racines carolingiennes de la dynastie. Le mariage de sa sœur Marie avec le roi de France Philippe III, en 1274, contribue aussi à sa gloire. Il lui permet d'exercer une certaine influence à la cour française, influence encore renforcée par les textes épiques qu'Adenet le Roi rédige pour la reine de France et sa famille brabançonne: Enfances Ogier, Berte aus grans piés et Cleomadès.
L'importance que la cour de Jean Ier attache à la littérature française se traduit non seulement par les relations privilégiées que le duc entretient avec Adenet le Roi mais également dans certaines œuvres littéraires comme la Puissance d'amour, une sorte de leçon pragmatique d'amour dédiée vers 1280 au duc et à la duchesse de Brabant. Mais le duc Jean est également ouvert à d'autres langues que le français. Le célèbre Codex Manesse reprend neuf chansons d'amour écrites dans un mélange de néerlandais et d'allemand. Ce lyrisme s'adresse au public de la région de la Meuse et du Rhin, où le duc jouit d'une belle notoriété après sa victoire de Woeringen en 1288. Cette victoire - qui a permis l'annexion du duché du Limbourg - est relatée en détail par Jan van Heelu dans la Slag bij Woeringen (Bataille de Woeringen). Le duc Jean lui a commandé cette chronique rimée dans le but d'encourager ses sujets brabançons - non seulement la noblesse mais également la bourgeoisie - à lui payer de nouveaux impôts. Les allusions intertextuelles de cette chronique indiquent que le public brabançon connaît la littérature chevaleresque néerlandaise ainsi que l'adaptation flamande du Roman de Renart.
(le blason du duché de Brabant)
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