
maman fait gouzi-gouri avec le serpent à plumes...





Les parents de maman : Jeanne
(née Roy) et Albert Van Waerebeke


Devenu duc de Brabant, Jean (Jan) Ier acquiert une réputation flatteuse, notamment grâce à une généalogie qui paraît peu de temps après son accession au pouvoir et qui souligne une nouvelle fois les racines carolingiennes de la dynastie. Le mariage de sa sœur Marie avec le roi de France Philippe III, en 1274, contribue aussi à sa gloire. Il lui permet d'exercer une certaine influence à la cour française, influence encore renforcée par les textes épiques qu'Adenet le Roi rédige pour la reine de France et sa famille brabançonne: Enfances Ogier, Berte aus grans piés et Cleomadès.
L'importance que la cour de Jean Ier attache à la littérature française se traduit non seulement par les relations privilégiées que le duc entretient avec Adenet le Roi mais également dans certaines œuvres littéraires comme la Puissance d'amour, une sorte de leçon pragmatique d'amour dédiée vers 1280 au duc et à la duchesse de Brabant. Mais le duc Jean est également ouvert à d'autres langues que le français. Le célèbre Codex Manesse reprend neuf chansons d'amour écrites dans un mélange de néerlandais et d'allemand. Ce lyrisme s'adresse au public de la région de la Meuse et du Rhin, où le duc jouit d'une belle notoriété après sa victoire de Woeringen en 1288. Cette victoire - qui a permis l'annexion du duché du Limbourg - est relatée en détail par Jan van Heelu dans la Slag bij Woeringen (Bataille de Woeringen). Le duc Jean lui a commandé cette chronique rimée dans le but d'encourager ses sujets brabançons - non seulement la noblesse mais également la bourgeoisie - à lui payer de nouveaux impôts. Les allusions intertextuelles de cette chronique indiquent que le public brabançon connaît la littérature chevaleresque néerlandaise ainsi que l'adaptation flamande du Roman de Renart.
Et voici mes bêtes à poils.
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